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es ce que les clichés de Cuba collent á la realité ?
 Aprés 10h de vol un 1er mars 2007, nous débarquons avec nos sacs á dos á Cuba, la plus grande ile des Caraibes. Nous arrivons avec nos stéréotypes de Cuba dans la tete ¡ vieilles voitures americaines, les belles maisons coloniales, des cubains au teint mat en train de fumer des énormes cigares tout ça sur un fond de musique salsa et dirigé par le charismatique Fidel Castro.
Mais Cuba ressemble-t-elle á tous ces clichés ?Eh bien oui, nous avons bien vu ces images mais Cuba c est aussi et surtout une ambiance particuliere
Au fil des 4 semaines, nous avons découverts les principales villes du pays mais surtout les Cubains et leur quotidien.
Nous avons commencé par la Havane, la capitale de l ile et tous les clichés étaient lá : les vieilles chevrolet reconverties en taxi, les maisons coloniales et les magnifiques palais comme celui del segundo cabo ou de los condes de casa Bayona, les fabriques de tabac oú s entassent pas moins de 600 employés. J ai aussi aimé le charme de la Farmacia Taquechel de la rue Obispo oú le temps semble s etre arreté, les étagéres sont garnies de bocaux en porcelaine et les boiseries tout comme la caisse enregistreuse sont d origine. Nous avons été surpris et parfois amusés en voyant les autobus surchargés, les ladas blanches par centaine, la réplique du capitole de Washington ou encore le quartier chinois qui comptent plus de restaurants asiatiques que de Chinois. La Havane est une capitale á taille humaine, accueillante mais les renovations ne sont malheureusement pas étendues á l ensemble de la ville.
La 2eme plus grand ville du pays est Santiago au sud de l ile. Nous avons surtout apprécié l ambiance de cette ville, ici la musique est omniprésente que ce soit dans les maisons ou dans la rue. Les deux rues commerçantes sont gaies et animées car toute la journée des groupes de musiciens jouent des airs de salsa pour le plus grand plaisir des Cubains qui viennent danser mais aussi des touristes.
Ensuite il y a toutes les autres petites villes de province. Nous avons beaucoup aimé les paysages de *mangotes* ces curieuses montagnes entiérement recouvertes de végétation et les champs de tabac á perte de vue de Vinales. Par contre la grotte du Silence ne vaut pas le détour et nos estomacs ont regretté que les magasins soient pratiquement vides.
A Cienfuegos, la large rue commerçante ainsi que le parc José Marti sont les meilleurs endroits pour faire une halte parmi les Cubains. Nous avons beaucoup moins apprécié la ballade de Punta Gorda; le quartier du bord de mer. Trinidad est inscrite au patrimoine de l unesco et quand on se promene dans le centre ville on comprend pourquoi. Nous avons été séduits par ses ruelles pavées, ses maisons aux tons ocre, bleu vert pastel et son photonégique convent de San Francisco de Asis. Dommage que la quiétude qu inspire cette ville soit bousculée par une sollicitation continue des chauffeurs de taxis, des vendeurs ambulants ainsi que par les hordes de touristes qui envahissent toute la journée le centre ville. Trinidad est une ville incontournable d autant plus qu elle se situe á coté de la Sierra del Escambray óu l on peut faire de magnifiques randonnées dans la végétation tropicale entre cascades et piscines naturelles.
Camaguey, quand á elle, est un vrai labyrinthe de rues sinueuses contrairement á la majorité des autres villes qui respectent un plan en damier. Apres s etre perdus plusieurs fois nous arrivons sur la place San Juan des Dios qui nous laisse sur notre faim par contre une autre place dont on ignore le nom a été une charmante halte parmi les enfants de la créche et les joueurs de dominos.
La ville de Santa Clara est un endroit idéal pour comprendre le role du Che á Cuba. Nous avons apprécié le musée consacré á ce grand révolutaire; les photos sont magnifiques et les effets personnels nombreux. Mis á part ce musée et la paisible place Leone Vidal, Santa Clara est aussi une étape pour profiter des cayos aux plages idylliques. Nous avons ( pour des raisons économiques) préféré la plage de las Brujas á la plus connue de Santa Maria qui d apres les locaux n est pas plus belle. En tous cas, la plage de la Brujas réunit les éléments de la plage de reve avec ses cocotiers, la mer bleue emeraude et son sable fin. Le seul bémol est que l acces á ces petits paradis sont interdits aux Cubains. Cuba n appartient-il pas aux Cubains ? apparement non !
Enfin il y a le cas particulier de la ville de Varadero. Varadero est une enclave de Cuba, elle respire les hotels de luxe, les boutiques d artisanat et le tourisme de masse. Et malgre ses 20 km de plage de sable fin nous n avons pas aimé cette station balnéaire. Eh oui il nous manque cette ambiance cubaine si particuliere.
En effet, la decouverte des differentes villes a été agréable mais c est surtout l ambiance et la personnalité des cubains qui restera dans nos esprits.
Pendant ce périple nous avons rencontré une pouplation chaleureuse avec un immense sens de l hospitalité. D une maniere generale, les Cubains ont un rythme de vie non chalant entre les parties de dominos dans la rue, les matchs de base ball á la television ou au stade, la musique, la danse et tous leurs petits boulots á la sauvette comme réparateur de briquets jetables ou vendeur de 3 ananas et d une dizaine de bananes. Les discussions avec notre guide Noé á Vinales sur les conditions des paysans, avec Ramses cet artiste peintre de Trinidad sur l art á Cuba ou encore avec Carlos sur la politique de Fidel Castro ont été tres agréables et instructives. Mais cette nonchalance est parfois un peu pénible pour nous les occidentaux vivant á 100 km/h. Les administrations sont désorganisées: á l immigration pour une meme question nous avons eu 4 réponses différentes : oui, non, peut etre et je ne sais pas. C est comme la gestion du personnel des magasins; il y en a 1 qui travaille et 3 qui le regardent. De plus, la cohabitation entre deux monnaies est parfois compliquée, on ne peut pas acheter ce que l on veut oú on veut... dejá qu il y a pas grand chose á acheter ! Et les Cubains sont peu respecteux des files d attente...
Pour conclure, on peut dire que Cuba se prete tout á fait á un voyage *routard*. Les villes sont agreables, il a de nombreuses casas particulares, on peut facilement se déplacer dans le pays grace á la tres bonne compagnie d autobus Viazul et le cout de la vie est peu élévé. En revanche, excepté Varadero, le tourisme debute ainsi il n y a pas d offices de tourisme mis á part quelques bureaux de Cubatur, peu de distributeurs de billets dans les villes, des difficultés administratrivres pour les longs séjours et pratiquement pas de produits de grande consommation comme le coca cola mais bon ça ce n est qu un detail !! |
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